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Grand angle sur le radicalisme religieux et la menace terroriste au Senegal
22 May 2013

ECOWAS Report 3L’accélération de l’action militaire dans le conflit malien, avec le déclenchement de l’opération Serval, le 11 janvier 2013, la mise en place de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA), et les préparatifs en vue d’une mission des Nations Unies, induisent de nouvelles dynamiques sécuritaires en Afrique de l’Ouest et au-delà. Désormais, sur le champ de bataille de la région sahélo-saharienne, les pays contributeurs de troupes ou soutenant l’intervention militaire s’exposent à des menaces de différentes natures.

Cette situation soulève des inquiétudes, aussi bien dans les cercles religieux, politiques que sécuritaires. Dans nombre de pays de la sous-région, on s’interroge quant au niveau de préparation des services et forces de sécurité pour faire face à la menace terroriste et aux possibles connexions entre l’« internationale jihadiste » qui a pris racine dans le Sahel et des groupes radicaux actifs ou dormants dans les différents pays.

Dans ce contexte, on peut légitimement se demander si le Sénégal, pays voisin du Mali, fortement islamisé et traversé par de nombreux courants notamment salafistes et wahhabites, de surcroît contributeur de troupes à la MISMA, est directement menacé ou s’il peut également devenir un théâtre d’opérations ou une zone de repli. Le présent rapport s’interroge en particulier sur l’existence de mouvances religieuses radicales au Sénégal qui pourraient entreprendre des actions violentes à la faveur du contexte régional et de circonstances imprévisibles.

 

Ce rapport est publié grâce au soutien de Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), de l’Ambassade du Grand-Duché du Luxembourg au Sénégal et du Centre de recherches en développement international du Canada. L’ISS est également reconnaissant de l’appui des partenaires principaux suivants: les gouvernements de la Norvège, de la Suède, de l’Australie et du Danemark.